La lettre des élèves qui ont tous A

Un enseignant hors du commun

Êtes-vous partisan de l‘éducation positive ?

Et… connaissez-vous Benjamin Zander ?

Source : benjaminzander.com

Si vous êtes musicien, c’est plus que probable. Et sinon peut-être. Mais si vous êtes professeur (de musique ou n’importe quoi d’autre), ou professionnel de l’éducation, je peux vous dire que vous ne l’oublierez pas. Il dirige l’Orchestre philharmonique de Boston et enseigne au Conservatoire de la Nouvelle-Angleterre.

Éducation musicale : le parcours hors norme de Benjamin

Je ne sais ce qui a fait de lui la personne extraordinaire et extraordinairement dynamique et positive qu’il est devenu, la vie a des voies mystérieuses. Ses parents ont fui Berlin en 1937 pour échapper au régime nazi. Ils ont élevé leurs quatre enfants en Angleterre. Benjamin a commencé à jouer du violoncelle à 10 ans, mais composait déjà dès l’âge de 9 ans. Certaines de ces compositions ont attiré l’attention de Benjamin Britten, compositeur anglais connu, qui est devenu son enseignant et son mentor – avant que Benjamin ne parte en Italie étudier auprès du violoncelliste virtuose Gaspar Cassadó.

Leadership et musique : le couple inspirant de « l’art du possible »

Il s’est marié à l’âge de 27 ans, a eu une fille, puis a épousé à 42 ans, en seconde noces, Rosamund Stone Zander, thérapeute, coach de dirigeants, leaders, cadres et entrepreneurs, et artiste (peintre), qui est devenue non seulement sa femme, mais sa partenaire dans ses projets, nouveaux carrefours, son inspiratrice (de l’art du remue-méninges) et son assistante.

Source : benjaminzander.com

En duo, ils ont écrit un livre inspirant, chaleureux, et provocateur du mouvement – de la vie -, touchant à des sujets aussi divers que le leadership, le bonheur, l’ouverture aux autres, l’enseignement, la transformation : « L’art du possible« .

Éducation positive par un maître de l’épanouissement

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager 15 minutes de “pur Benjamin Zander”. Il s’agit d’une conférence organisée au National College of School Leaderships, dont le public, ici, compte une majorité d’enseignants. Tous (ou presque) conquis – comment ne pas l’être ?

Pour les non anglophones, je suis désolée de n’avoir pas le temps (ni, ici, l’espace) de traduire l’ensemble de l’intervention, qui est d’un bout à l’autre un régal (profitez tout de même de l’extraordinaire énergie et de la joie merveilleusement enfantine dégagée par cet homme – nul besoin de parler anglais pour ça !).

Pour résumer :

Il se présente. “Je suis un professeur, comme vous”, leur dit-il.

La petite voix qui casse et fait peur

Il raconte que lors des auditions, les élèves, sur l’estrade, ne sont jamais seuls. Il y a une petite voix dans leur tête qui ne cesse de tout commenter, et de les comparer aux autres, tout le temps. Ou à ce qu’ils devraient être. A comment ils devraient jouer. Comme une sorte de petit personnage tâchant de les conduire à l’échec à coup de “tu devrais”, “c’est difficile, difficile, là”, “tu vas te planter”.  Cette voix parle sans cesse, et très fort. Quel est le rôle de l’éducateur ? Benjamin dit qu’il a trouvé une astuce efficace, pour faire taire cette voix.

La lettre d’amour de 40 élèves

Chaque année, à ses 40 étudiants, il annonce, dès le premier jour du premier semestre : “Votre note, pour cette année, est un A”.

“A une condition”, précise-t-il : il leur demande d’écrire une lettre datée de la fin de l’année scolaire, et s’ouvrant par ces mots “Cher monsieur Zander, voici pourquoi j’ai obtenu un A” ; expliquant pourquoi, comment, ce qui les a tenus, poussés, motivés. Et de tomber passionnément amoureux de ce “moi” – ce “eux” – qui a écrit cette lettre – qui deviendra, au fil de l’année, leur histoire.

Tout le monde peut obtenir un A

Tout le monde peut obtenir un A“, dit-il. Tout le monde peut devenir le meilleur. Pour cela, il suffit de tomber amoureux de ce A qui sommeille en nous – de ce “merveilleux moi” – et se laisser surprendre.

A noter, musicalement, une citation vraiment belle :

“The conducteur doesn’t make a sound. He depends on his power, the power fo make other people powerful” (Le chef-d’orchestre ne produit pas de son. Il dépend juste de son pouvoir – le pouvoir de rendre les autres puissants).

N’est-ce pas une belle métaphore, de ce qu’est aussi l’enseignant ?

“…the player who looks least engaged may be the most committed member of the group. A cynic, after all, is a passionate person who does not want to be disappointed again. The secret isn’t to speak to a person’s cynicism, but to speak to her passion.”

&

“You cannot learn anything unless you make a mistake”

Benjamin Zander

 Auteure de l’article : Yael

 

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