Êtes-vous “coke-aïnomane” ?

Avez-vous idée de ce qu’il se produit dans votre corps après avoir avalé une simple cannette de Coca-Cola ? (Et dans la planète, pour le produire ?)

1. Au moment de l’ingestion :

8 à 10 cuillerées à café ou thé (selon la taille de votre cuillère) de sucre font irruption dans votre organisme, soit 100 % de la dose quotidienne recommandée.

Théoriquement, vous devriez vomir (oui, c’est très glam, le Coca, wooo) – c’est l’acide phosphorique qui, contrebalançant le goût épouvantablement sucré, vous en empêche.

2. 20 mn après l’ingestion du Coca-Cola :

Le taux de sucre dans votre sang fait un grand bond.

Votre foie réagit en transformant le plus possible de ce sucre sanguin en graisse (et pour compenser, il travaille, c’est-à-dire qu’il en fabrique, là, d’un seul coup, à profusion, du lipide ! Youpi les belles bouées autour du ventre…)

3. 40 mn après l’ingestion du Coca-Cola :

L’absorption de la caféine est totale. Vos pupilles sont dilatées, votre pression sanguine élevée, et votre foie réinjecte en réaction tout le sucre encore non métabolisé dans votre circulation sanguine. Dans votre cerveau, les récepteurs de l’adénosine, (l’adénosine est un neuro-modulateur nous servant de “frein” naturel quitte à nous rendre somnolent) se bloquent.

[La caféine, de plus (je me permets cet ajout important), ultra-dosée dans le Coca (avec ou sans sucre… comment file-t-on ça à des gosses ?) va faire caracoler (cataclop !) nos glandes surrénales pour produire de l’adrénaline.

Vous connaissez l’adrénaline ? Cette hormone qui dit : “presse-toi, attaque ou fous le camp mais surtout, alerte, sois vigilent” ?

Ben la caféine va demander à vos petites glandes (surrénales, donc) d’en produire des tonneaux, d’adrénaline – ce qui aura pour conséquence, en effet, de vous rendre hypervigilent (cette sensation éphémère d’éveil) mais aussi d’accélérer vos battements cardiaques, mettre en veille votre système immunitaire, en mode pause votre digestion (ou la sur-accélérer, parfois) et vous donner le sentiment pas très agréable d’être “sur les nerfs” (et après, chez les mômes, on parlera de “troubles de l’attention”…)]

4. Au bout de 45 mn :

Votre corps augmente la production de dopamine, stimulant les récepteurs du plaisir dans votre cerveau, chimiquement, comme le ferait un shoot d’héroïne.

Et ces “pics”, de vigilance, de sur-attention, de nervosité, d’illusion de contrôle sur les choses, ces boosts cardiaques, sursauts de dope et d’adrénaline, vous allez, ensuite, les rechercher… devenant dépendants à ces surdoses. Gosses comme adultes. Parce que c’est “bon” (ça en a l’air).

Vous devenez un drogué, en gros, quoi… et, pas mieux, vos enfants aussi.

5. Au bout de 60 mn :

L’acide phosphorique entraîne avec lui le calcium, le magnésium et le zinc (les détachant littéralement de votre métabolisme osseux) dans votre gros intestin, provoquant un nouveau “boost” métabolique.

Boost amplifié par les doses élevées de sucre et les édulcorants qui ont pour conséquence l’excrétion élevée du calcium par l’urine.

Au fait, qu’en est-il de la fameuse “formule secrète“, si bien gardée, du Coca-Cola ?

Elle contiendrait, outre son typique colorant caramel (E150D, additif de synthèse composé de caramel chauffé au sulfite d’ammoniaquetoxique à hautes doses, potentiellement allergène et… cancérigène (*) – youpi youpi)… des feuilles de… coke… de cocaïne, oui !

Cette « coke » serait importée à travers les mailles de la la loi Jones-Miller (révélation du New York Times dans les années 80) sous statut d’ “autorisation spéciale”, et raffinées par la société Stepan en Californie).

Et, au passage, quelques traces de plomb, de mercure, cadmium et arsenic.

Que des bonnes choses ! N’est-ce pas Thérèse ?

Au fait, au cours de la raffinerie, que devient, si elle n’est utilisée, la “poudre blanche” ? C’est une autre histoire. Un moteur de recherche, s’il est votre ami, peut vous aider… ou mieux, un ou une journaliste d’investigation opiniâtre.

6. Après 60 mn :

Les propriétés diurétiques de la caféine entrent en action. A ce stade, vous êtes certain d’avoir évacué une bonne partie du calcium, magnésium, zinc (quitte à les avoir “pompés” dans vos os et dents) de votre organisme.

7. Coca-Cola’ddiction : boost, puis redescente…

Tandis que la sensation artificielle de “boost” disparaît, vous voici de mauvaise humeur, un peu sonné, fatigué d’une fatigue brutale.

Ainsi, votre organisme vient de fournir l’équivalent d’un effort de digestion pour un repas entier, voire trois ou quatre, mais sans en retirer le moindre nutriment assimilable (vous venez de tout pisser, en gros, là).

Pire : tous les nutriments de votre corps ont été balayés par le Coca-Cola.

Notamment tout ce qui était nécessaire pour vous assurer de bonnes dents et des os solides. (Sans compter le décapage pas en douceur de vos intestins et de votre estomac et votre métabolisation du sucre – coucou le diabète – bien esquintée).

Étrangement, ce qui vous vient en tête à ce stade scrogneugneu de votre chouette journée, c’est de trouver une autre dose de “shoot” – pourquoi pas un autre Coca, par exemple ? (Nous reparlerons de cette attirance qu’a l’humain pour le sucre… une autre fois).

8. Coca-Cola : un désastre écologique sur l’eau potable

Ajoutons à cela (enfin j’ajoute, vous le saurez) que vous venez de financer la pollution massive en Inde et la destruction de ses sources d’eau potable.

Pour quelle raison ? Parce que la firme exploite à tout va les ressources phréatiques et ne laisse derrière elle, dans les rivières, que “de fortes concentrations en chlore et en cadmium entraînant cancers, maladies cutanées et problèmes respiratoires.”

Ces conclusions sont celles du professeur John Henry, en 2003 toxicologue à la faculté de médecine de l’Imperial College, à Londres (source : article du Monde / La Planète par Julien Bouissou, publié le 04.03.2011)

Une marche pour le droit à l’eau potable en Inde, et contre le lobby Coca-Cola.

Alors, on se sent tout de suite mieux des ravages qu’on vient d’occasionner dans notre corps, en sachant cela… non ?

Des communautés indiennes voient leur approvisionnement en eau potable diminuer de façon drastique en résultat direct des extractions d’eau par les usines Coca-Cola implantées dans leur pays. Les puits sont asséchés, et les pompes ne fonctionnent plus.

Un autre coke, pour oublier ça ?

A réfléchir 😉

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Article (très) librement traduit et complété (et assorti de quelques explications et digressions plus ou moins longues) d’un  article plus court + image de l’excellent site/blog The renegade pharmacist (therenegadepharmacist.com), lui-même s’étant inspiré d’un article original de Wade Meredith.

Article source (en anglais) là : http://therenegadepharmacist.com/what-happens-one-hour-aft…/

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Note (*) à propos de l’additif caramel E150-d : le résultat du traitement du caramel avec l’ammoniaque produit le “méthylimidazole”, officiellement classé, par des centres de recherches internationaux comme “possiblement” cancérigène. Le National Toxicology Program, NTP américain, n’est pas de cet avis puisqu’il a conclu, après diverses études, au lien avéré entre ce colorant et l’enclenchement de processus oncogènes. On parle aussi de génotoxicité. Et d’effets intestinaux non souhaités (enfin a priori). Voir l’excellent site Additifs-alimentaires.net, qui développe tout cela en détails.

 

Auteure de l’article : Yael

 

 

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