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6 conseils pour être plus populaire

Pourquoi Georgio Crapouille est-il si populaire (et pas toi) ?

Tu en connais un, de Georgio, ou plusieurs – ou une Georgia. Ils semblent ne rien faire. C’est très étonnant. Ils ne font rien, et tout leur vient – tout, et tout le monde. Le succès, la chance, l’estime des autres, l’amour, l’argent…

Pourquoi Titinette, qui brasse de l’air dans l’entreprise, remporte tous les lauriers, et pas toi, qui bosses assidûment et dur ?
Un brin de jalousie envers cette malheureuse Titinette… mmh ?

 

Pourquoi Marie-Charline, ce pot de peinture puant Dior Addict et le Bimboland à cent mètres, fait tourner toutes les têtes des hommes ?

Bah oui, Marie-Charline, elle fait éternuer, mais les mecs l’adorent. Les mystères de la chimie, que veux-tu… ne cherche pas.

Pourquoi Jean-Diego, ton beau-frère, ce marsouin flemmard à l’humour de chiotte, remporte-t-il les suffrages de ta famille – même de ta tante Édith, si sélective, qui ne pouvait pas le blairer au départ ?

Ouais. Jean-Diego et son humour de chiotte. Et tout le monde qui rit… je sais, c’est dur. Avale ton Tranxène et dodo, va.

La popularité est une chose mystérieuse, n’est-ce pas ?

Eh bien… pas tant.

Déjà, commençons par le commencement : ta perception des choses est fausse.

  • Observe-la bien, Titinette, ne fait-elle que brasser de l’air ? Peut-être pas. Dépasse ta répulsion, ton sentiment d’injustice, ton regard trop happé par l’idée d’une Grande Loterie de la Vie (Titinette aurait-elle gratté les 3 télés, comme dans les 3 Frères, ou fait semblant ? et putain, ça marche !) et regarde les choses, simplement. N’apporte-t-elle pas un petit plus à l’entreprise ? Une qualité essentielle ? Une originalité bienvenue ? Des idées que d’autres n’ont pas ? Un plus quelconque, dans sa façon d’être ? Une forme d’élan, qu’elle suscite ?
  • Et Marie-Charline, sous les taches de peinture, que dégage-t-elle ? Un sourire pétillant, une façon de jouer avec les choses, d’aborder la vie légèrement ? Une joie quasi-enfantine d’être (et de se déguiser en pot de peinture, comme une gamine, pourquoi pas) ? De l’humour – peut-être bien plus que tu ne penses ? Ou cette assurance dont tu manques ? Une sensualité que tu repousses en toi ? Et puis, hé, sois sincère… Dior Addict pue-t-il à ce point-là ?
  • Quant à Jean-Diego, souviens-toi ! Qui avait aidé Beau-Papa quand il clopinait sur ses béquilles ? Qui avait voituré Carla (à qui quelqu’un avait dit qu’un pingouin quelconque l’aimait encore et qui devait partir le rejoindre, guitare sous le bras) dans le fin-fond de sa banlieue à quasiment trois heures du mat’? Est-il si flemmard, Jean-Diego ?

C’est quelqu’un qui m’a dit que Jean-Diego, il avait voituré Carlinette.

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Ensuite, la popularité s’explique.

En chiffres, en hormones, en neurones, en histoire de l’humanité, en bases concrètes.

Un jeune chercheur (au sourire à tomber par terre, au passage) s’est particulièrement penché sur le sujet (et non, le sujet n’était pas Marie-Charline) : Mitch Pristein.

Mitch il est super beau… mais ça n’a rien à voir avec la popularité (sauf que si). Et merde. C’est injuste. Mais c’est comme ça.

Pourquoi certains sont populaires, et d’autres pas ?

Avec des implications parfois graves : pourquoi un enfant, par exemple, devient-il le souffre-douleur des autres ?

Cela mériterait un long article, car il y a beaucoup à dire sur le sujet – nous y reviendrons.


En attendant, veux-tu quelques clés pour être (un peu) plus populaire ?

  • Sois beau (et tais-toi). Oui c’est bête. Mais c’est ainsi. Et Marie-Charline te le dirait ! La popularité a beaucoup à voir (oui, désolée – si t’es comme moi, à t’en contrefoutre, c’est désagréable à entendre) avec l’apparence. Avec l’harmonie du visage, avec la symétrie des traits. Avec le soin qu’on a de soi, aussi. Ce n’est pas le secret ultime non plus, hein. Sinon Houellebecq et Shane Mc Gowan n’aurait pas été populaires. (Et les Daft Punk non plus, sauf si on a un faible pour les casques.) Petite note : Ça, ce n’est pas spécialement Mitch qui le dit. Ce sont plein d’études scientifiques. La beauté a un effet de halo : on suppose qu’une personne « belle », visage harmonieux, cheveux propres, soignée (résumons comme ça) sera plus intelligente (contrairement à tous les clichés, le cerveau projette de l’intelligence sur le charme) et plus sympathique, également.

 

Non, mais, Houellebecq aussi, il avait un effet de halo… simplement l’aura était intellectuelle (et il avait de l’humour, mais pas très expansif)… oh, puis merde, Houellebecq ben c’était Houellebecq, et voilà.

 

On lui donnera plus d’importance quand elle parle, plus de considération, on lui fera plus confiance – aussi. Une chose – quand même : la beauté reste une appréciation subjective (heureusement) et ce qui va dans un sens va dans l’autre : on trouve de plus en plus beaux les gens qu’on trouve sympathiques (et au fil du temps moins jolis les jolis minois de camarades ou collègues infects). Bref, pas de panique. Si tu es le bassiste des Slipknot ou que t’es fringué comme Houellebecq (ou que t’as le même dentiste que Shane Mc Gowan), ne désespère pas : tu peux postuler à la Nouvelle Star ou à l’écrivain de l’année. Ou changer de look – oui, c’est faisable ! (Mais n’opte pas pour Cristina, par pitié).

 

Bon. On se calme, Cristina. Primo. Tu dis pas « ma chérie » à Houellebecq. Secundo, là où il est, les petites jupes plissées, il s’en fout. Et tertio, Houellebecq, c’était Houellebecq, alors un stade 2 dans sa dépression, c’était le top du top du « ça va ». D’autres inepties ou questions ?

 

 

  • Si tout le monde ne bâille pas avec toi, bâille plus souvent avec les autres ! Oui. Parce que là, hein, mes enfants, c’est de la haute psychologie sociale. Avant de tweeter ou de poster « lol » et autres vidéos de chats sur Facebook, les Homo Habilis bâillaient ensemble et les femelles Cro-mignonnes synchronisaient leurs règles, souviens-toi. Une histoire de tribus. De migrances. De grottes. Du fait de se déplacer en groupe. Et, en gros, de tout faire ensemble. Rire comme mettre bas. Dehors y avait plein de bêtes flippantes, des tigres à dents de sabre et tout ça. Les décalés, ils survivaient pas. C’est pour ça qu’au football, les gars n’aiment pas être mis sur la touche. Et que dans les groupes où ça médit, c’est dur de s’abstraire de la médisance – c’est comme un aimant qui t’attire : crache avec les autres ou tais-toi. Au cas où un tigre sorti de nulle part viendrait te bouffer, tu comprends, de ne pas siffler avec le reste du groupe comme un crotale. Je te conseille d’être con avec les cons ? Non, surtout pas. Démarque-toi quand ça vaut la peine. Mais si d’aventure tu veux une carte membre dans la Confrérie des Croque-Morts Adorateurs d’Emmanuel Kant, ne sort pas tes oreilles de Mickey et ta boîte à prouts, hein, voilà.

 

  • Laisse les autres venir à toi plus souvent que tu vas vers les autres (ça vaut sur les réseaux sociaux, hein, aussi 😉 )

 

  • Sois aimable et sympa avec tous ceux qui viennent. Ce n’est pas le cas de Marie-Charline ou de Jean-Diego ? Bon. Alors tu te plantes, chéri(e), ils ne sont pas “VRAIMENT” populaires 🙂 Le “vrai” populaire est sympa. Alors, de là, deux options : soit tu changes tes verres de perception, soit tu cesses de faire une fixette sur ces deux clowns : ils miment peut-être la popularité, mais ils sont encore en maternelle, sur ce chemin-là.

 

  • Apprends à faire ce que Mitch Pristein appelle “to read the room” – “lire la pièce”. Il ne s’agit pas de se taper les douze volumes de Racine et Molière, rassure-toi, mais de lire l’environnement, les gens, autour. Si cela ne t’est pas facile, alors apprends. Tais-toi (mais pas en tirant la gueule) et regarde. Sens les choses. Écoute les gens. Anticipe ce qui va se passer. Et propose un truc dans ce sens-là.

 

Clint, il lit super bien autour de lui, l’ambiance, les gens, les truands, les brutes, les montagnes. Puis c’est comme Houellebecq, c’est un marrant !
  • Ça va un peu avec. Mais parle un peu moins et écoute plus. Regarde, Clint dans le Bon, la Brute et le Truand. Il cause pas, mais son regard te flingue. Marc il chante la même chose avec les yeux revolvers de la nana qui lui a tapé dans la prunelle. Le mec ou la nana qui ne se sent pas super aimé (ou super admiré ou que sais-je), il opte souvent pour deux options (pas les meilleures) : soit se renfermer et faire la gueule (ou se foutre de celle des autres), soit aller quémander le regard d’autrui. L’amour du sexe opposé (ou semblable d’ailleurs). L’attention. Il « en fera trop ». Et qu’obtient quelqu’un qui « en fait trop » ? Il repousse… voilà. Comme celui qui fait la gueule, au passage. Pourquoi ? Ben… c’est pas juste, ma pauvre Lucette- mais la vie n’est pas juste, c’est comme ça (mais non, je plaisante, “ma pauvre Lucette” n’est pas un argument scientifique… le vrai truc, je te l’expliquerai plus tard).

 


La grande erreur des « non-populaires » est de tout axer sur le regard d’autrui.

  • Soit en critiquant la bêtise, la non-acuité du regard des autres (et regarde cette bande de mecs en rut qui bavent derrière le cul de Marie-Dior, et regarde ces connards de l’entreprise qui déroulent le tapie rouge à Titinette parce qu’elle a brassé de l’air devant le chef, etc.) et se renfrognent.
  • Soit en tâchant de « happer » le regard des autres : et moi et moi (et que je tente de me rendre intéressant(e), et d’en faire plus et plus encore, de tenter plusieurs capes et costumes – ou parfums Dior)… et ça ne marche pas.

 

 


La clé, donc : rien n’est dans le regard des autres – et tout en toi-même.

En gros : bosse sur toi (ce sera le conseil 6 !)

Avec le seul miroir valable : l’authenticité.

Sois toi-même. Qu’importe ce qu’ils disent.

 


Sois toi-même.

Trace ta route.

Qui s’y reconnaîtra te suivra.

Qui t’aimera viendra.

Qui t’appréciera te reconnaîtra.

Et les autres ?

Accorde-toi à l’orchestre quand tu veux faire partie de la symphonie, mais ne mime pas le violon quand toi tu es une clarinette, joue juste ta partie, avec ton timbre propre, insère ton propre chant dans le chant des autres.

Houellebecq, je le taclais, tout à l’heure, mais il se fichait de ses costards. Il avait autre chose à foutre. Il avait carrément mieux à foutre, soyons clair.

Et les Daft Punk, tu crois que ça les gêne, qu’on fasse des devinettes à propos de la tronche qu’ils ont, sous leurs casques ?


 

Parce que tu crois sincèrement que je me regarde dans ton compte Instagram ?

Et si tu joues du rock quand tout le monde chante les trois vêpres de Rachmaninov ? Eh bien joue du rock… tu t’en tapes !

(crois-tu que Bruce Springsteen aurait eu du succès en chantant les trois vêpres dans une chorale ?)

 

Auteure : Yael

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